Conférence de presse à l’occasion des 40 ans de la loi Veil. Discours de Pascale BOISTARD

Mesdames, Messieurs,

Il y a 40 ans était promulguée la loi Veil, première victoire des combats menés pour le droit à l’avortement.

A cette époque, des femmes, des associations, des médecins militants, risquaient d’être condamnés lourdement pour leurs engagements.

Ces citoyens et citoyennes ont du faire face à l’obscurantisme, aux conservatismes dont l’obsession permanente était de contrôler le corps des femmes et donc, une grande part de leur destin.

Des milliers de femmes avortaient dans la clandestinité et dans l’angoisse.

Un grand nombre d’entre elles y laissaient leur vie.

La loi Veil a été une première étape importante.

Depuis 2012, l’action du Président de la République et du gouvernement, s’inscrit avec détermination, dans cette histoire de 40 années de combats pour faire progresser la liberté et les droits des femmes.

Les récentes tentatives de régressions, notamment en Espagne, appellent toute notre vigilance.

C’est pourquoi, nous agissons pour garantir une offre diversifiée, adaptée aux demandes des femmes, sur tout le territoire et tout au long de l’année.

Il faut aussi continuer à mener la bataille de l’information.

Sur internet, comme nous l’avons fait avec le développement du site ivg.gouv.fr.

Et bientôt grâce à la création d’un numéro de téléphone national unique.

Aujourd’hui encore, de nombreuses organisations opposées à l’avortement diffusent des messages orientés et fallacieux sur l’IVG.

Ces outils sont donc indispensables à la diffusion d’informations objectives et non culpabilisantes.

Comme vous pouvez le voir, nous sommes avec Marisol Touraine déterminées.
Les droits des femmes ne sont jamais négociables.

Dans ce moment particulier qui est le nôtre, comme l’a encore rappelé le premier ministre mardi dernier devant la représentation nationale, aucun radicalisme religieux, aucun ordre moral prônant la domination des hommes sur les femmes, ne peut l’emporter sur la loi républicaine.