Les mécanismes de solidarité

Un système globalement solidaire

Un système universel
Le premier facteur de solidarité de notre système d’assurance vieillesse, c’est son caractère obligatoire. Chacun apporte sa contribution, à la mesure de ses moyens, et de façon continue ; personne n’est oublié.
Un système où la retraite serait facultative génèrerait des inégalités : il est difficile d’épargner de soi-même pour une retraite quand les revenus sont faibles.

La retraite par répartition
Le deuxième facteur de solidarité, c’est le fonctionnement par répartition. Chaque année, une part de la richesse collective est prélevée sur les actifs, pour financer les pensions des retraités.
Au cours de son existence, chacun est donc successivement cotisant puis bénéficiaire du système.

La compensation des inégalités

Les cotisations aux régimes de retraites sont prélevées sur les revenus du travail. Chacun acquiert donc des droits en rapport avec ses ressources.

Ce système réserve cependant le bénéfice des meilleurs taux de remplacement (c’est-à-dire le niveau de la pension par rapport au dernier revenu) à ceux qui ont connu des vies professionnelles continues et ascendantes.

Or, de nombreux travailleurs ont subi des périodes de chômage, des interruptions de carrière, des phases de temps partiel… : femmes, salariés d’industries en reconversion, mais aussi personnes handicapées ou invalides suite à un accident…

Même s’ils sont encore insuffisants, des mécanismes existent pour compenser partiellement ces inégalités.

Pour les faibles revenus

  • Pour ceux qui n’ont pas ou peu cotisé à la retraite, il existe l’allocation de solidarité aux personnes âgées : c’est le « minimum vieillesse », grâce auquel en France, tout le monde perçoit un revenu après 65 ans (787,26 € par mois pour une personne seule).
  • Pour ceux qui ont cotisé sur de faibles montants, la pension est portée automatiquement à un minimum : c’est le « minimum contributif » (687,32 € par mois si vous avez cotisé au moins 120 trimestres).

Pour les femmes

  • La maternité donne droit à des trimestres supplémentaires et à certaines majorations de pension.
  • La réversion permet à l’épouse qui n’a pas ou peu travaillé de bénéficier d’une partie de la retraite de son conjoint après son décès.
  • Le parent au foyer peut bénéficier de l’assurance retraite à certaines conditions.

Pour ceux exposés à des facteurs de pénibilité

  • A partir de 2015, les salariés exposés à des facteurs de pénibilité pourront bénéficier de temps de formation pour changer de travail, de temps partiel avec maintien du salaire, ou de trimestres supplémentaires de retraite.
  • Il existe des possibilités de départ anticipé (voir ci-dessous).

Pour les interruptions de carrière

  • Les périodes de chômage comptent pour la retraite, dans certaines limites très encadrées.
  • Les périodes de maladie et de service militaire sont prises en compte.
  • Depuis la réforme, toutes les périodes de formation professionnelle et d’apprentissage sont prises en compte.

Les possibilités de départs anticipés

  • Les travailleurs handicapés, les assurés qui ont commencé à travailler avant 20 ans, mais aussi ceux qui ont conservé des séquelles de travaux pénibles et, depuis la réforme, ceux qui ont exercé ces mêmes travaux, même sans séquelles visibles, peuvent partir plus tôt à la retraite, à taux plein, à certaines conditions.