Dispositif d’accompagnement à l’arrêt du tabac

Parallèlement à l’interdiction et afin d’aider les fumeurs qui souhaitent s’arrêter, le Gouvernement a choisi de mettre en place une stratégie globale de lutte contre le tabagisme fondée sur les changements de comportements et la prévention.

Principes du dispositif

La stratégie gouvernementale repose sur deux axes principaux :

Développer l’accompagnement humain au sevrage en démultipliant les deux modes de consultations de tabacologie

Objectif : Augmenter l’offre de consultations d’aide au sevrage pour les fumeurs en passant de 500 à plus de 1 000 lieux de consultations sur le territoire.

- Les consultations de groupe sans rendez-vous.
Elles permettent aux fumeurs de se rencontrer, d’échanger et d’instaurer une dynamique collective motivant l’arrêt.

- Les consultations individuelles sur rendez-vous plus traditionnelles.
Elles accompagnent de manière personnalisée le fumeur dans sa démarche. Les départements disposent tous d’au moins un lieu de consultation (173 700 patients sur toute la France).

Prendre en charge l’accompagnement médicamenteux en proposant une prise en charge forfaitaire des médicaments d’aide à l’arrêt recommandés par la HAS

Les traitements médicamenteux recommandés par la HAS sont :

Les traitements nicotiniques de substitution (TNS)

Il existe 4 modalités d’administration : système transdermique, gomme, pastille sublinguale et inhaleur. La durée de prescription du traitement varie entre 6 semaines et 6 mois pour un coût moyen mensuel de 62 euros. L’Assurance maladie rembourse ces traitements nicotiniques de substitution (TNS) pour un montant maximum de 50 euros par an et par bénéficiaire et de 150 € pour les femmes enceintes et les jeunes de 20 à 25 ans. Les études cliniques montrent que l’utilisation d’un TNS augmente le taux d’arrêt (de 10 à 18 % selon que l’on utilise ou non un TNS), ce qui double presque les chances de s’arrêter de fumer (contre placebo).

Les autres médicaments d’aide au sevrage

Au nombre de deux actuellement, ils sont délivrés uniquement sur prescription médicale (le bupropion, la varénicline).

La Haute autorité de santé a établi en octobre 2013 une recommandation de bonne pratique dont l’objectif est d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients fumeurs. Cette recommandation de bonne pratique traite deux questions principales.

- le dépistage individuel de l’usage du tabac en pratique médicale ;
- la prise en charge de l’arrêt de l’usage du tabac, du sevrage au maintien de l’abstinence au long cours.

Consulter les recommandations de la Haute autorité de santé

Où trouver de l’aide ?

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Appelez « Tabac Info Service » au 3989 ((0,15 € la minute)) du lundi au samedi 08h-20h.

Consultez l’annuaire des consultations de tabacologie|

Consultez le guide pratique « J’arrête de fumer » de l’INPES

Les substituts nicotiniques

- Substituts nicotiniques :
Les substituts nicotiniques constituent une aide efficace pour arrêter de fumer. Ils fournissent au corps l’équivalent de la nicotine contenue dans la cigarette.
Avec une dose adaptée au tabagisme de la personne, le fumeur ne souffre plus du manque et la dépendance physique disparaît progressivement.

Pour en savoir plus sur les différents substituts nicotiniques disponibles, consultez le dépliant de l’INPES

Pour en savoir plus sur la prise en charge des substituts nicotiniques , consultez le site de l’Assurance Maladie

Source
Direction générale de la santé
Sous-direction Santé des populations et prévention des maladies chroniques
Bureau Addictions et autres déterminants comportementaux de santé
14, avenue Duquesne
75007 Paris