Les risques psychosociaux au travail

Selon le conseil d’orientation sur les conditions de travail, les risques psychosociaux (RPS) sont les risques pour la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels (situations de mal-être, de causes très variées : surcharge de travail, contraintes excessives de temps mais aussi pertes de repères, difficultés à trouver du sens au travail, conflits de valeurs…) et susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental.

JPEG

Tout employeur ayant l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, il doit engager des actions de prévention d’information et de formation et mettre en place une organisation adaptée pour éviter ces risques. La Direction générale du travail a outillé les entreprises. Elle a travaillé avec l’ANACT (agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) à la production de nombreux outils méthodologiques pour aider à la réalisation des diagnostics des RPS et des plans de prévention. Les ARACT proposent en région un accompagnement des structures concernées. Par ailleurs, elle pilote le plan santé au travail qui intègre cette question.

La DGS s’intéresse quant à elle à l’impact sur la santé mentale : les RPS au travail sont en effet devenus un enjeu de santé publique comme l’attestent divers travaux statistiques.
L’Institut de veille sanitaire (InVS) s’est particulièrement impliqué sur la thématique « santé –travail » avec notamment les enquêtes COSMOP (causes de mortalité par profession), COSET (causes de morbidité et mortalité de la population active) ou le Programme Samotrace qui vise à décrire les troubles de santé mentale selon l’emploi, chez les salariés. C’est ainsi, que dans l’enquête Samotrace, une souffrance psychique est rapportée par 24% des hommes et 37% des femmes.

Le programme de surveillance des maladies à caractère professionnel mené par l’InVS et l’inspection médicale du travail montre que la souffrance psychique arrive en deuxième position des signalements de maladies à caractère professionnel dans la plupart des secteurs d’activité (InVS, 2014).
http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Travail-et-sante/Sante-mentale

D’autre part les liens entre suicide et travail sont explorés au travers de nombreuses études. L’observatoire national du suicide (ONS) a, en 2014, consacré une partie de ses travaux au lien entre suicide et travail et les effets de la crise. Dans son premier rapport annuel , l’ONS met ainsi l’accent sur ce sujet et insiste sur la nécessité de poursuive les travaux dans ce domaine.