Chikungunya aux Antilles et en Guyane - Recommandations aux voyageurs

L’épidémie de chikungunya se poursuit dans les Caraïbes. Les autorités sanitaires locales sont mobilisées pour lutter contre la prolifération du moustique vecteur Aedes et contre la dissémination du virus du chikungunya au sein des populations.

Pendant la période des vacances scolaires et donc du départ de voyageurs vers les zones tropicales, la Direction générale de la santé souhaite également rappeler l’importance des mesures individuelles de prévention et de protection contre les piqures de moustiques. Ces mesures constituent des moyens efficaces pour réduire les risques d’infection.

L’épidémie de chikungunya poursuit sa progression dans les îles de Saint Martin et de Saint-Barthélémy, ainsi qu’en Martinique. En Guadeloupe, la circulation du virus est active témoignant également d’une transmission autochtone de ce virus. En Guyane, quelques cas autochtones ont été signalés. Ceci expose les résidents de ces régions à la transmission du virus par les piqures de moustiques surtout durant la journée.

Seules la vigilance et l’implication de chacun en adaptant son comportement, ont un impact important sur la transmission de ces maladies.

Les mesures individuelles de prévention et de protection contre les piqures de moustiques constituent un moyen efficace pour réduire les risques d’infection. Elles sont complémentaires des mesures de destruction des gîtes larvaires (suppression des eaux stagnantes) qui doivent être mises en œuvre par les personnes résidant en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane.

Pour se protéger des piqures de moustiques :

- porter des vêtements longs et couvrants et protéger les pieds et chevilles ;

- imprégner les vêtements par des insecticides, pour une protection renforcée et à long terme ;

- appliquer ou vaporiser des répulsifs cutanés sur toutes les parties découvertes du corps, visage compris (l’application doit être renouvelée fréquemment et au moins 30 minutes après les produits solaires).

Les femmes enceintes et les parents d’enfants et de nourrissons doivent adopter des mesures de protection spécifiques. Outre les vêtements couvrants, utiliser des produits répulsifs adaptés en respectant les précautions d’emploi et protéger les berceaux et poussettes par des moustiquaires (l’utilisation des répulsifs avant deux mois est déconseillée). Contrairement au moustique vecteur du paludisme, l’Aedes a une activité principalement diurne avec une recrudescence d’activité le matin et en fin de journée. C’est donc dans la journée qu’il faut se protéger.

Dans l’habitat, on peut utiliser des insecticides en bombe ou des répulsifs domestiques comme les diffuseurs électriques et, à l’extérieur, des tortillons fumigènes. Les moustiques n’aimant pas les endroits frais, la climatisation diminue le risque de piqure.

Aucune mesure n’est efficace à 100% et c’est la somme des mesures individuelles et collectives qui permet de faire diminuer la transmission.

Sur place ou au retour du voyage, en cas de fièvre élevée (supérieure à 38.5°), accompagnée de maux de tête, de courbatures ou de douleurs articulaires, il faut contacter un médecin (et lui signaler le voyage).

Il faut également poursuivre les mesures de protection pour éviter de vous faire piquer dans les zones où sont implantés les moustiques, et ainsi empêcher la transmission de la maladie à votre entourage.

L’usage de l’acide salicylique (aspirine) est contre-indiqué.

En savoir plus sur le chikungunya :

- En pratique comment se protéger des piqûres de moustiques
- Dossier spécial Chikungunya

En savoir plus sur la situation épidémiologique :

- Institut de veille sanitaire
- Agence régionale de santé Martinique
- Agence régionale de santé Guadeloupe
- Agence régionale de santé Guyane