Nous agissons contre Ebola

L’action des autorités sanitaires en France et dans le monde : surveillance épidémiologique, détection, prise en charge, prévention, information…

Depuis le début de l’année 2014, des cas de maladie à virus Ebola ont été rapportés dans plusieurs pays d’Afrique. Les autorités sanitaires de ces pays, en lien avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de nombreux Etats, dont la France, sont mobilisés pour prévenir l’expansion du virus à d’autres pays. Selon l’évaluation de l’European Centre for Disease Control (ECDC), le risque d’importation du virus Ebola par le biais des voyageurs au sein de l’Union Européenne est faible mais ne peut être totalement exclu.

Contexte

Dès l’identification d’un premier cas d’Ebola en Guinée le 23 mars 2014 par un laboratoire français, un message d’alerte a été adressé par les autorités sanitaires françaises au Comité de sécurité sanitaire (HCS) et à la Commission européenne.

Depuis cette date, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes surveille la situation épidémiologique des pays d’Afrique où sévit la maladie à virus Ebola, en lien avec les acteurs sanitaires nationaux (Haut Conseil de la santé publique, Institut de veille sanitaire, etc.), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’European Centre for Disease Control (ECDC).

La France se prépare depuis plusieurs années à la gestion de ce type d’événements émergents et dispose d’établissements de santé de référence et de laboratoires de très haute sécurité pour faire face, si nécessaire, à ce type de virus. Une coordination gouvernementale est en outre assurée en permanence sur ce sujet, ainsi qu’entre États membres de l’Union européenne, en lien avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

A la demande de la France, une réunion internationale de mobilisation s’est tenue à Bruxelles le 15 septembre 2014. Les États membres de la Commission européenne se sont accordés sur la nécessité de renforcer la mobilisation et la coordination des actions face à l’épidémie. Il a été en particulier décidé de lancer sans délai les préparatifs en vue de l’élaboration d’un mécanisme européen de coordination des évacuations médicales, sur la base de la proposition française.

pdf Le dossier d’information au 12 février 2015 : Réponse de la France à la crise (...) Téléchargement (1.3 Mo)


Dispositif sanitaire national

Le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes organise l’information des autres ministères :

  • sur l’épidémie et les caractéristiques du virus Ebola ;
  • sur les différentes mesures mises en œuvre ;
  • et sur les recommandations à destination des professionnels de santé, des agences régionales de santé (ARS), des compagnies aériennes et maritimes et des voyageurs.

Pour assurer une parfaite coordination de la réponse à l’épidémie, le Gouvernement a mis en place une " task force" interministérielle. Le pilotage de son Pôle Santé a été confié au Pr Thierry Debord.

Dispositif de surveillance épidémiologique

L’Institut de veille sanitaire (InVS) exerce une surveillance continue de la situation épidémiologique nationale et internationale. Un dispositif de veille sanitaire spécifique à Ebola a été mis en place, dès mars 2014, afin d’identifier, de prendre en charge et d’isoler très précocement toute personne susceptible d’être contagieuse sur le territoire français.

Consultez les points de situation de l’InVS sur la Fièvre hémorragique virale (FHV) à virus Ebola en Afrique de l’Ouest (mise à jour régulière).

Pour éviter que le virus ne se propage hors des zones actuellement touchées, des mesures de prévention spécifiques ont été prises par les pays concernés, mais également par les autorités sanitaires françaises :

  • au niveau des pays touchés par le virus, un dépistage des voyageurs est réalisé par des soignants, avant l’embarquement, dans les aéroports des pays à risque ;
  • le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes met à disposition des compagnies aériennes des dépliants d’information destinés aux passagers de vols directs voyageant entre la France et les zones à risque ;
  • les mesures de prévention consistent également à prendre en charge très rapidement tout cas suspect de retour d’un pays à risque, afin de pouvoir l’isoler au plus vite et le prendre en charge dans des conditions optimales.

Dispositif de détection et de prise en charge de possibles cas suspects

À partir de l’avis du Haut conseil de santé publique (HCSP) du 10/04/2014, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a défini un dispositif de prise en charge dans l’hypothèse où un cas serait détecté en France (signalements de cas, protocoles de prise en charge, dispositifs de renfort éventuels, etc.).

Une procédure établie par le ministère prévoit le transport, l’isolement dans une structure hospitalière adaptée, la réalisation des examens sans risque d’exposition des professionnels et la prise en charge thérapeutique des possibles cas suspects.

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pdf Information Ebola : Dispositif de prise en charge Téléchargement (403.9 ko)

Le ministère a établi la liste des établissements de santé de référence habilités (ESRH) pour la prise en charge des patients cas possibles ou confirmés de maladie à virus Ebola (sur la base des évaluations sur site menées par les Agences régionales de santé). Cette liste est actualisée en tant que de besoin.

pdf Liste des établissements de santé de référence habilités (ESRH) pour la prise en (...) Téléchargement (322.4 ko)

Tous ces établissements ont été analysés et inspectés. Ils sont opérationnels et pré-alertés pour un isolement de haut niveau de sécurité en maladie infectieuse (23 lits) ou réanimation (18 lits).

Les professionnels de santé ont été informés de ce dispositif via des messages d’alerte ("DGS-Urgent" pour les médecins libéraux et des messages d’informations spécifiques pour les établissements hospitaliers). Des consignes leur ont été adressées sur la conduite à tenir devant une personne susceptible d’être atteinte par la maladie, aussi bien sur les modalités de diagnostic biologique, que sur la procédure d’alerte des autorités sanitaires et le dispositif de prise en charge médicale. Les procédures à respecter pour assurer leur propre protection leur ont également été rappelées. Des mises à jour leur sont adressées en fonction de l’évolution de la situation.

Dispositif de prévention et d’information

Pour prévenir toute importation du virus en France, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes met en œuvre des actions d’information et de sensibilisation régulières à l’attention des divers publics concernés :

Professionnels de santé et professionnels des transports

  • Établissements de santé et Centres 15 : informations sur le dispositif de prise en charge des cas confirmés d’Ebola Sensibilisation des personnels des compagnies aériennes et des personnels portuaires sur les risques encourus ;
  • Sociétés d’assistance en charge des rapatriements : rappel de la nécessité d’informer systématiquement la Direction générale de la santé (DGS) de toute suspicion de cas d’Ebola.

Recommandations aux voyageurs

Le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes actualise régulièrement le dispositif d’information aux voyageurs à destination des zones à risque en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique, en lien avec le Ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Depuis le 31 juillet 2014, le ministère des Affaires étrangères et du développement international et le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes recommandent aux Français de suspendre « sauf raison impérative » tout projet de voyage dans les pays où des cas de fièvre hémorragique à virus Ebola sont avérés (Guinée, Sierra Leone et Libéria). 
Cette recommandation est disponible sur le site du ministère des Affaires étrangères.

Les voyageurs à destination ou de retour de ces pays peuvent s’informer sur le site du ministère des Affaires étrangères.

Les Français résidant dans les pays touchés doivent se conformer aux recommandations sanitaires locales ainsi qu’aux recommandations émises par les postes diplomatiques français sur place.

Consultez les fiches "Conseils aux voyageurs"

pdf Fiche conseils aux voyageurs DEPART - Maladie à virus Ebola (français) Téléchargement (189.5 ko)
pdf Fiche conseils aux voyageurs DEPART - Maladie à virus Ebola (anglais) Téléchargement (191.6 ko)
pdf Fiche conseils aux voyageurs RETOUR - Maladie à virus Ebola (français) Téléchargement (151.5 ko)
pdf Fiche conseils aux voyageurs RETOUR - Maladie à virus Ebola (anglais) Téléchargement (151.8 ko)

Informations destinées au public

Des informations sur la maladie à virus Ebola sont mises à la disposition du public sur les sites

  • de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ;
  • de l’ECDC.

Actions menées dans les pays d’Afrique concernés

La France soutient les pays touchés depuis le début de l’épidémie. Le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a participé, en concertation avec le ministère des Affaires étrangères et du Développement international, à la définition des modalités de poursuite de la mission bilatérale d’expertise médico-scientifique en place auprès du ministère de la Santé guinéen.

Plusieurs experts (épidémiologistes, virologues, infectiologues) ont ainsi été dépêchés en Guinée, notamment le Directeur du centre national de référence et des réservistes sanitaires de l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS). A ce jour, quatre missions ont été menées entre avril et mai pour aider les autorités guinéennes à organiser la réponse à l’épidémie d’Ebola et à améliorer la prise en charge des patients. D’autres réservistes volontaires de l’EPRUS seront envoyés en Guinée durant les 6 prochains mois. Conformément à l’annonce du Président de la République, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie, ont intensifié l’engagement de la France pour soutenir les autorités guinéennes face à la crise sanitaire, à travers l’établissement d’un centre de traitement Ebola en Guinée pour soigner les populations les plus directement touchées par le virus.

Le centre sera géré par la Croix-Rouge française avec un important soutien de l’Etat (Affaires étrangères, Santé, Défense et Intérieur), notamment par la mise à disposition de personnels de santé et d’un système d’évacuation sanitaire. Il sera doté d’une capacité de 50 lits et d’un laboratoire d’analyse biologique mis en œuvre par l’Institut Pasteur dans le cadre du projet confié à l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé.

L’EPRUS est chargé de mettre à disposition une partie du personnel nécessaire au fonctionnement du centre, c’est-à-dire une quinzaine de réservistes sanitaires médicaux, paramédicaux et psychologues.

La création de ce centre s’intègre dans le plan d’action global français qui représente aujourd’hui un effort de près de 35 millions d’euros d’aide bilatérale pour la seule Guinée et plus du double si l’on ajoute les contributions multilatérales.

Plan national de prévention et de lutte « Maladie à virus Ebola »