Vie affective et sexuelle

La vie affective et sexuelle est source d’équilibre et de bien-être. Chacun a droit à l’accès aux structures d’information et de prévention (ex : les centres de planification ou d’éducation familiale, de dépistage), droit à la contraception, ou à l’IVG (ivg.gouv.fr).

JPEG - 648.2 ko

La vie affective et sexuelle peut être fragilisée par des facteurs physiques, psychologiques et relationnels affectés par la pathologie chronique, sur lesquels il est possible d’’agir. Voici quelques conseils et liens utiles.

Conserver une bonne image de son corps

Cicatrice, changement de poids, appareillage médical… Les effets visibles de la maladie ou du handicap engendrent parfois une image négative de soi. Difficile alors de se sentir désirable, de se montrer à l’autre. C’est pourquoi, il ne faut pas considérer les conséquences psychologiques de la maladie comme un détail et ne pas hésiter à en parler. Les professionnels de santé rencontrés lors de votre prise en charge peuvent vous aider à surmonter les problèmes rencontrés. En cas de préoccupations et de difficultés, ils pourront vous conseiller, choisir avec vous des solutions pratiques : appareils plus discrets, contrôle du poids, tatouages sur cicatrices… Et si nécessaire, vous orienter vers d’autres spécialistes : psychologue, psychothérapeute, médecin sexologue…

Communiquer avec son partenaire

La maladie chronique et le handicap qui peut en suivre, imposent parfois des contraintes au sein d’un couple et peuvent générer un malaise. Le partenaire peut craindre de faire mal à la personne malade lors de l’acte sexuel et même l’ennuyer en abordant la question. De plus, il est très probable que les deux partenaires n’aient pas des sentiments, des préoccupations ou des réactions identiques face à la maladie. La communication est souvent la clé qui vous permettra de débloquer les situations délicates. Parler de soi, de son ressenti face à la maladie, aux traitements, à la sexualité, permet de lever les retenues.

Traiter les symptômes de la maladie pouvant affecter sa vie sexuelle

De nombreux facteurs comme la fatigue, voire la dépression engendrée par la maladie chronique, peuvent affecter le désir sexuel. Parfois, ce sont les douleurs qui contraignent à modifier ses habitudes intimes, ou à y renoncer. Dans d’autres cas, ce sont les effets directs de la maladie qui affecteront la fonction sexuelle (neurologique, cardiovasculaire, atteintes physiques…). Quels que soient la maladie et les symptômes qui vous concernent, cet aspect peut être évoqué en consultation médicale. Votre médecin peut vous aider à améliorer le moral, le tonus, et à soulager les douleurs.

Composer avec la maladie

Dans certains cas, la maladie a un effet direct sur la fonction sexuelle. Votre médecin est là pour répondre à vos questions et vous aider à trouver des solutions pour minimiser ces effets négatifs ou vous orienter vers le spécialiste approprié (psychologue, sexologue, urologue…). Certaines associations de patients et leurs sites internet proposent aussi des solutions pratiques.
- Consulter à titre d’exemple
Le site de l’Association française des diabétiques :
- Le diabète au masculin
- La sexualité de la femme diabétique
- Complications du diabète : des répercussions sur la sexualité

Il est possible de mener une sexualité avec une maladie chronique sexuellement transmissible

La poursuite d’une vie sexuelle active peut être une source d’inquiétude lorsqu’on est atteint d’une infection chronique sexuellement transmissible (VIH/SIDA, hépatites B et C…). Ces pathologies peuvent aussi induire un sentiment de culpabilité ou une peur du rejet. Toutefois, il n’y a pas de raison que la vie intime s’arrête à l’annonce du diagnostic. Une précaution est toutefois indispensable pour protéger son partenaire : l’utilisation du préservatif, masculin ou féminin.
De façon générale, le préservatif est la seule méthode de protection contre l’ensemble des infections sexuellement transmissibles.

Pour connaître les stratégies possibles vous pouvez vous renseigner auprès de votre médecin ou consulter :

- Le site Info-ist.fr, géré par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) propose des informations sur l’utilisation des préservatifs masculins et féminins :
Préservatif masculin
Préservatif féminin

- Le site Hépatites infos service (Sida Info Service/SIS Association) propose plusieurs articles sur les risques de transmission des hépatites

- Le site Sidainfoplus.fr (Sida Info Service/SIS Association) apporte des réponses aux questions que peuvent se poser des personnes séropositives sur leur sexualité.

Des lignes téléphoniques existent pour vous offrir une écoute ou répondre à vos questions, que vous soyez malade ou non :
Sida Info Service au 0 800 840 800 24h/24, appel confidentiel, anonyme et gratuit.
Hépatites Info Service au 0 800 845 800 24h/24, appel confidentiel, anonyme et gratuit.

Gérer les traitements, sources de troubles de la sexualité

Certains traitements de maladies chroniques peuvent provoquer des troubles sexuels. Ces effets secondaires sont mentionnés sur la notice du médicament. Si vous pensez que des effets secondaires intimes (sécheresse vaginale, impuissance par exemple) sont liés à vos médicaments, il ne faut pas hésiter à en parler au médecin qui vous les a prescrits. Selon le cas, il changera de dosage, de médicament ou vous proposera un traitement contre les troubles sexuels. Dans le cas où il existe un doute sur l’origine physique ou psychologique de votre trouble sexuel, il pourra vous orienter vers le spécialiste approprié (psychologue, sexologue, urologue…).
Consulter la base de données publique sur les médicaments qui permet de consulter les notices des tous les médicaments commercialisés.

Bénéficier d’une contraception adaptée

Il est toujours possible de trouver un moyen adapté à votre situation mais certains traitements peuvent interférer avec des moyens de contraception. C’est pourquoi le choix d’une contraception doit être discuté avec votre médecin.

Les ressources sur lesquelles vous pouvez compter ou vous appuyer :
- Les professionnels de santé : médecins, IDE, pharmacien…
- Les associations de patients, du domaine des maladies chroniques et / ou du handicap
- Le site de l’INPES
- Le site de Sophia, le service d’accompagnement des personnes diabétiques mis en place par l’Assurance maladie : Bien vivre sa sexualité